Killeracid est le pseudonyme de Rob Corradetti. D’origine américaine, il a grandi à Delaware au bord de l’océan Atlantique. Son travail fusionne la pop psychédélique cartoon et l’humour, pour créer des œuvres tout droit sorties d’un autre monde.

Avec son univers visuel aussi déjanté que reconnaissable, KillerAcid bouscule les frontières entre art, pop culture et marketing. Derrière ce pseudonyme, l’artiste Corradetti a su imposer un style psychédélique unique, mêlant humour noir, couleurs flashy et symboles étranges. Véritable caméléon créatif, KillerAcid a su séduire autant les marques que les collectionneurs numériques. Plongée dans l’univers halluciné d’un artiste qui transforme tout ce qu’il touche en œuvre culte.
L’ascension créative de KillerAcid
Dès son adolescence, l’artiste peint et commence à se créer un univers très personnel. Après une enfance compliquée, il décide de déménager à New York à l’âge de 19 ans, où il commencera à vendre ses premières œuvres psychédéliques pour des magasins de tee-shirts, et même des affiches de concerts.
Sa carrière d’artiste professionnel débute en 2010. Son projet de Killer Acid a évolué d’une initiative personnelle. Corradetti produit des sérigraphies, des peintures, des œuvres numériques et explore également l’animation.
Il va donc créer un nouveau concept artistique mélangeant diverses créations aussi étranges les unes des autres, à travers différents dessins humoristiques psychédéliques sous format cartoon.

Aujourd’hui, son art se démarque du monde traditionnel de l’illustration et des galeries, car à lui seul, il a créé un nouveau monde créatif où des œuvres aux couleurs vives et joyeuses, mais lourdes de sens, sont devenues une référence en matière d’art créatif et humoristique.
Une technique d’illustration.
Dans ses œuvres, on retrouve toujours un, ou plusieurs personnages. Des cartoons et des créatures tout droit sorties de son imagination. Elles sont grotesques, provocantes et pleines de sens cachés.
Il y a dans ses images une sensation de délire visuel. Une déferlante de formes, de couleurs acides et de détails quasi obsessionnels, qui évoquent à la fois trip halluciné et la culture contemporaine. Les sens psychédéliques sont bousculés et font place à l’unique interprétation du public. On ne sait jamais vraiment où regarder et comment interpréter l’œuvre. Chaque personnage ou détail dissimule un message caché, un symbole. C’est une nouvelle narration mystique. L’artiste nous plonge dans ses paysages mentaux.

Un style particulier qui fait écho à la culture underground des années 60 et 70 s. Il convoque les codes de la culture des head shop, la science-fiction ou encore les hallucinations graphiques psychédéliques. Ses créations lui rappellent ses années d’adolescence et déjà à cette époque, il suivait particulièrement le côté humoristique de la culture head shop. Tout son travail est réinterprété avec une touche très personnelle, à la fois drôle, provocante et pleine de sens caché.

Toutes ces pensées et impressions qui avaient été embourbées dans ma tête coulaient maintenant. La weed était la lubrification qui a aidé à mettre les engrenages créatifs en mouvement.
L’illustrateur explique que son processus de création artistique fonctionne mieux sous l’emprise de drogue. Cela permet de voir des choses dans son imagination, qu’il aime retransmettre et voir se matérialiser sur le papier. Une libération de la pensée, qui lui offre une expérience créative.
De l’art au message caché
Rob Corradetti souhaite également transmettre ses réflexions personnelles, des hommages, des critiques à travers ses personnages fantasques. Son univers surréaliste, est riche en symboles et de nombreux messages cachés sont intégrés dans ses illustrations.


Il y a dans ses images des crânes et des squelettes, qui symbolisent la mortalité.

De nombreux champignons hallucinogènes représentent l’exploration de la conscience et des sens psychédéliques.



On retrouve des créatures hybrides, un mélange d’humain et d’animaux.


Il revisite aussi des objets du quotidien détournés, pour se moquer de la société de consommation.
A travers ses personnages, il dénonce indirectement des faits de société. Ces compositions sont chargés de message personnel, Killeracid y glisse des fragments de son histoire, des rêves ou même des souvenirs. Chaque œuvre devient une carte mental pour lui.

Il lui arrive d’incruster des références culturelles ou des jeux de mots au sein même de ses créations. Cela évoque son intime parallèle avec ses références historiques du 20 s. L’artiste utilise son art pour porter des messages.

Mais l’artiste ne s’arrête pas là. Son art est devenu une marque apparente, il vend des tee-shirts, des casquettes et d’autres objets.
Des collaborations en adéquations avec son univers
L’artiste apporte son univers unique à certaines marques. On le retrouve notamment en collaboration avec des chanteurs, comme Ty Segall. Le style distinctif des créations est proche de l’univers des artistes. C’est donc une harmonisation des idées.

Pour étendre son univers artistique, ses créations sont disponibles sur des marques de vêtements, de boissons, d’appareils photo. Son style est devenu une opportunité pour les marques.
Corradetti s’est également fait connaître dans le monde des NFT artistiques. Ses œuvres numériques ont attirés le regard de nombreux collectionneurs. Elles sont reconnues pour leur style psychédélique distinctif.
Pour retrouver les créations de KillerAcid dans tous ses détails, son travail est partagé sur son Instagram mais également sur son site internet.



