Bebar, artiste franco-espagnol né à Vitry-sur-Seine, incarne une dualité unique : street art et formation académique. À la croisée du figuratif et de l’abstrait, il mêle passion, liberté et transgression artistique.

Bebar, artiste franco-espagnol originaire de Vitry-sur-Seine, s’est imposé comme une figure montante du street art. Entre graffiti appris dans la rue dès l’âge de 14 ans et techniques académiques acquises à l’École des Arts Décoratifs de Paris, il construit une œuvre à la croisée du figuratif et de l’abstrait. Son objectif : offrir une totale liberté d’interprétation au spectateur. À travers ses créations, il revendique une passion pour l’art urbain, mêlant transgression et dualité. Actuellement, Bebar multiplie les projets, des fresques monumentales en Europe à des collaborations avec des marques, tout en gardant un pied fermement ancré dans la sphère publique.
Origines et découverte du street art

L’artiste a commencé à l’âge de 14 ans, dans la rue, avec des codes qui n’étaient pas les siens et dans une société qui n’appartenait pas à tous au début. C’est dans la sphère publique qu’il a appris les bases du graffiti. Il a découvert le street art grâce à des livres, des forums et des rencontres. Un artiste qui lui a particulièrement inspiré est Pez, un Espagnol de Barcelone. Aujourd’hui pour Bebar, c’est un honneur de pouvoir échanger avec son mentor.

Quand il était jeune, Bebar trouvait le street art très « sexy ». C’est quelque chose qui l’a intéressé tout de suite, mais ce n’est pas la seule raison. Dessiner a toujours été une thérapie pour lui, un moyen de canaliser mon hyperactivité.
Une double identité : de la rue aux académies

Bebar se définis par l’indéfinition. Il est tout à la fois : illustrateur, artiste, tatoueur, graffeur. Son travail est marqué par une dualité entre un apprentissage de la rue et une formation académique à l’École des Arts Décoratifs de Paris. Cela a structuré sa méthodologie et lui a permis d’évoluer vers un style combinant figuratif et abstrait. Ses lignes cartoon se transforment souvent en quelque chose de librement interprétable. L’artiste aime ce mélange entre figuratif et abstrait, et cette liberté que cela donne au spectateur.

Son message, c’est de ne pas avoir de message. Bebar s’inspire du travail de Rorschach, où chaque tâche laisse place à une interprétation personnelle.
Une vision critique du street art aujourd’hui

Pour lui, le street art, c’est une connotation parfois péjorative, liée à la spéculation. Le parisien préfère le terme « art urbain », qui englobe toute création dans la sphère publique. C’est un art qui, s’il n’est pas vu, n’existe pas. Forcément, il se considère comme un street artist. Mais Bebar préfère dire artiste urbain, car il est en France. Il est passé par toutes les étapes : le graffiti, la bombe, le vandalisme. Pour lui, c’est un processus normal pour un street artist.

Aujourd’hui, beaucoup d’artistes se revendiquent street artists mais n’existent pas dans la rue. Ils créent des œuvres qui rappellent la rue mais n’y sont jamais. Il trouve que ça dénature le mouvement, qui est avant tout fait de passion et de transgression.
Ambitions globales et rêves d’art monumental

Il veut continuer à peindre, voyager et réaliser des œuvres sur des murs gigantesques. Bebar a déjà peint une façade de 20 mètres pour un festival à La Belle Valette, et le parisien espère en faire encore plus. Son objectif est de s’exporter, de découvrir d’autres continents. Il a étudié à New York, où j’ai réalisé des fresques et des intérieurs de restaurants. C’est une expérience qu’il veut poursuivre.

“Faire une collaboration avec Okuda San Miguel. Ce serait un immense honneur.” dit-il dans une interview accordé au Parisien.

Retrouvez ces œuvres ici :
Sur son site et sur YouTube



