Pas besoin d’un grand univers artistique, de vastes espaces à combler, de décors pour raconter une histoire. Anina Takeff se concentre sur les personnages. Seul ou accompagné, ils posent fièrement sous la main de l’artiste bulgaro-allemande. Elle n’extrapole pas le contexte autour de ses dessins, ils suffisent amplement en tant que tels.


Anina Takeff nous replonge en enfance
L’art est subjectif. De sa manière à être perçu, à celle d’être créé, il n’y a pas de règles pour être artiste. Pas de codes couleurs à respecter, de format à utiliser, de matériaux spécifiques à manipuler. Anina Takeff a débuté par des croquis. Des traits fins pour représenter de portraits d’artistes ou de personnages de fictions. Elle voulait juste dessiner.

Sur son compte Instagram, Anina Takeff publiait régulièrement ses avancées. Y ajoutant de la couleur et de la texture pour un rendu presque fait sur papier. Après tout, c’est là que tout commence. Dans ses carnets, où les idées naissent. Et surtout, c’est là que tout finit. Dans les pages des magazines où ses croquis illustrent des articles. Ou sur les emballages de chocolat, en fonction de ses contrats.

Sa technique de dessin n’a pas changé, elle garde toujours cet aspect « craie » pour donner de la matière à ses illustrations. Le grain de la texture apporte sa part d’histoire ; quand deux couleurs se rejoignent et qu’elles se mélangent, ou quand il reste justement un mini espace non comblé par le crayon. Son travail est familier, en un coup d’oeil il rappelle des souvenirs de nos propres tentatives de dessin et de coloriage.


C’est mieux quand ça bouge
L’image fixe, elle, n’est plus automatiquement au rendez-vous. Ses illustrations bougent, s’agitent, prennent vie pendant un court laps de temps. Quelques secondes pour s’exprimer, se mettre en mouvement, réagir. Parfois, il n’est même pas question du sujet, mais de la matière qui l’entoure. Elle clignote, transportant l’illustration dans chaque étape de sa création. De son croquis, au dessin, à sa place finale au sein des pages du magazine avec qui Anina Takeff a travaillé.

Le travail d’Anina Takeff accompagne sans être monopolisant. Pas besoin de regarder longtemps l’illustration pour en déceler tous les secrets. Ils sont à la vue directe du spectateur, même lorsque le format de celle-ci est plus grand qu’à l’accoutumée. On comprend en un coup d’oeil, comme quand on était enfant.

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