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Amateurs de grosses têtes d’affiche, passez votre chemin. Le MIDI festival ne présente que la crème de l’indé montante du moment, des groupes que vous ne verrez jamais ailleurs, à part peut être dans quelques années sur un gros festival. Pour planter le décor, imaginez la côte d’azur, la mer, le soleil, les cigales, l’ombre de la pinède et une Villa du célèbre architecte Mallet-Stevens. La recette est simple : une programmation aux petits oignons pour découvrir les talents de demain, dans le jardin d’une villa somptueuse au sommet d’une colline avec vue sur mer, le tout en petit comité, comme si ton meilleur pote avait organisé la meilleure des soirées chez lui. Du coup forcément, ça rameute la crème de la crème des hipster tous attirés par le bon goût distillé l’espace d’un week-end dans ce lieu hors du commun. Trêve de superlatifs, passons au plateau…

Nous n’avons assisté qu’à la soirée de clôture, loupant ainsi les prestations de François and the Atlas Mountains, Panda Bear, et d’autres petites perles comme Gengahr ou Adult Jazz que je vous recommande chaudement d’aller écouter. Malgré une édition 2014 amaigrie, le festival a su tenir ses promesses. Eyedress et son électro obscure ne nous a pas fait le plaisir de débuter la soirée comme prévu, mais le marseillais Johnny Hawaii a su nous charmer par sa pop expérimentale.

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On écoute ensuite, un verre de rosé à la main sous le soleil couchant, le frêle mais envoûtant Francis Lung, ex-membre de WU LYF. Des titres accrocheurs s’enchaînent, mêlant douceur mélancolique et des élans plein d’énergie et de conviction comme sur le très convaincant « Age Limits ». Entre chaque groupe, c’est l’occasion de croiser au bar certains artistes et d’échanger quelques mots avec eux. L’occasion aussi de se prélasser entre les pins tout en profitant de la vue.

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Avec l’arrivée de la nuit déboule un OVNI tout droit venu d’Afrique du Sud : John Wizzards. Leur musique mélange des sonorités africaines et des îles avec des aires des plus grands clichés des années 70/80. Le tout avec une composition au bord de l’improvisation entrecoupée de rythmes quasi-électro endiablés sur lesquels un Rwandais scande des paroles incompréhensibles. A défaut d’avoir convaincu tout le monde, ils auront fait bouger la foule et montré que des gens savent encore innover en sortant des formats musicaux que nous vend l’industrie du disque.

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Les londoniens de Real Lies, repérés par Jamie XX, ont pris le relais pour nous bercer entre les pins. Sur des airs de The Streets, une prose poétique raconte l’anodin, la rue, le périphérique, la vie la nuit…

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Pour clôturer la soirée, Childhood a su redonner assez d’énergie pour ramener chacun chez soi. Derrière une fausse simplicité, les adolescents apportent la fraîcheur d’un rock anglais comme on l’aime.

Malgré tous ses atouts, la pérennité du MIDI festival est aujourd’hui menacée pour cause de difficultés financières. Un financement a été lancé sur Ulule pour l’édition 2014 et il faudra surveiller si un nouveau fait son apparition pour 2015. Donc si l’heure de votre bonne action annuelle est arrivée, ou que vous êtes un généreux donateur, à votre bon cœur, c’est le moment de casser le cochon rose qui vous sert de tirelire.