En exclu, on écoute Colorvision, le nouvel EP d’Equateur

Certains d’entre nous on découvert Equateur à l’occasion de la sortie de son remix de Paradis Blanc par Michel Berger. C’est sur ce morceau qu’il introduisait son nouveau camarade de studio : 86 Joon, qui était venu backer Michel sur un couplet. Osé, ce morceau avait quelque chose de séduisant. La rythmique était très cool et correspondait au flow du rappeur, qui tombait très bien. Il ne restait plus que la voix filtrée de Michel, à laquelle il était plus difficile de s’habituer : normal, c’est là que résidait la majeure partie du défi musical que constitue ce remix.

L’expérience nous a donné envie de tendre l’oreille vers Equateur une nouvelle fois pour approfondir le sujet. Son EP, Colorvision, sort ce vendredi 9 mars, et 86 Joon est de nouveau de la partie.

 

Voilà la playlist, que vous pourrez écouter en bouquinant tout ça.

L’EP s’ouvre sur Broke, un morceau au timbre Deep House, au tempo relativement lent qui rappelle Tale Of Us ou encore Mano Le Tough, particulièrement sur l’intro. Le titre pose ensuite son ambiance : nappes de synthé, voix distante dans la réverbération, lead assez doux… On prendra plaisir à écouter et réécouter ce titre, probablement le meilleur de l’EP.

86 Joon

86 Joon

Dans un esprit éclectique, Equateur nous mène à travers ses inspiration, de Broke à Colorvision. Celui-ci révèle un ton Synth Wave rythmé par le synthé basse, intelligemment mis en place pour laisser place à un chant semblable à celui de Broke, qui semble former une grande partie de la patte de l’artiste tout en s’adaptant au genre de l’un ou l’autre des morceau.

86 Joon, son autre profil

86 Joon

Et 86 Joon dans tout ça ? C’est sur le troisième morceau, 93.2, que celui-ci s’illustre. Présent sur un seul couplet sur le fameux remix, le rappeur dispose ici de beaucoup plus d’espace, qu’il occupe avec une prestation à mi chemin entre rap et chant. Seul mauvais point du morceau : son outro, un peu kitch.

Equateur, le producteur star de cet EP

Equateur

Enfin, Luv Express, en version live, remet le genre entendu dans Colorvision au premier plan d’une façon un peu différente : si on cherche à le rapprocher d’un paysage musical connu, c’est plutôt à des groupes comme Justice qu’on pensera. Happy ending de cet EP, le morceau nous laisse imaginer un beau potentiel pour l’album à venir, parce que oui, on ne vous l’a pas dit, mais ces 4 morceaux annoncent un album à venir en avril.

Comme son titre l’évoque bien, cet EP regorge de petits éléments empruntés à des genres chers au producteur. L’essai est donc réussi, il ne reste plus qu’à le transformer avec l’album qui arrive, dont on ne connait pas encore la couleur : ce sera la surprise !

 

Backcover Equateur

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