Avec ses peintures et compositions aux couleurs douces, Sara Khan dévoile sa vision de la vie ordinaire, en faisant ressortir la beauté de ces moments et espaces du quotidien. D’origine pakistanaise et résidant à Vancouver, elle tire son inspiration de ses observations tout en les combinant avec son histoire personnelle.

Ses peintures colorées présentant parfois des détails troublants sont le reflet de sa fascination pour la perspective et la représentation. Depuis le début de sa carrière en 2008, les œuvres de Sarah Khan ont déjà fait l’objet de plusieurs expositions nationales et internationales.

Matérialiser les points d’interrogation
Des sujets communs pour des peintures complexes
Avec ses peintures surprenantes, Sara Khan remet en question la normalité, en creusant des sujets jugés comme banals, presque enfantins. Elle s’interroge par exemple sur la fécondation entre humains et ce processus si commun pouvant créer un autre être humain. Elle définit sa pensée sur son site internet comme “transformer la femme en un monticule de terre dans lequel un humain germe comme une plante d’une graine, et défigurer ainsi la femme aux limites du possible.” C’est en traitant ces observations qu’elle tire son inspiration, tout en observant le monde qui l’entoure. Elle l’explique lors d’une interview pour Sad Mag : “C’est surtout les interactions que je vois entre les gens, mais la plupart du temps c’est aussi de la fiction. Quand je lis, je vois comment cela se connecte avec moi, puis je trouve un visuel pour cela.”

Des réponses plus ou moins concrètes
Son processus technique consiste à disposer des couches d’aquarelles, tout en prononçant certaines zones de la toile. “Je laisse quelques questions au hasard, réponds plus définitivement aux autres, oscillant entre retenue et spontanéité complète. L’idée est de développer un espace ou un paysage avec les deux extrêmes ; l’horreur et le fantastique, coexistant pour former une image complète (…) une danse subtile entre le est-ce et n’est-ce pas” explique-t-elle sur son site internet. Ses observations sont ainsi mêlées avec des récits personnels, de la politique culturelle et une dynamique sexuelle.

Son parcours artistique
Des études poussées
Sara Khan a vécu dans plusieurs pays très tôt, passant de Birmingham en Angleterre, son lieu de naissance, à Lahore, ville Pakistanaise où elle a grandi. Elle obtient en 2088, un BFA (bachelor of Fine Arts) au National College of Arts de Lahore, avec le soutien de ses proches : “comme tous les enfants que j’aimais dessiner et peindre et heureusement tout le monde autour de moi, en particulier mes parents étaient très encourageants, ils m’ont poussé à aller à l’école d’art pour le premier cycle et à poursuivre une carrière dans les arts.” explique-t-elle lors d’une interview pour girl club asia.

Le début de sa carrière artistique
Durant sa remise de diplôme, le conservateur d’une galerie à Karachi remarque ses travaux et achètent deux tableaux. Sara Khan le recontacte après des années de travail, et est exposée dans sa galerie. Ce point de départ lui permet d’exposer ensuite dans tout le Pakistan puis à Vancouver, sa nouvelle ville de résidence après son mariage. Elle est sélectionnée par la suite dans des organisations internationales, dont pour le Bag Art camp en 2012, une résidence internationale d’art à Bergen en Norvège, avec 13 autres artistes internationaux. Mais aussi pour l’édition 2018 du Vancouver Mural Festival, avec 23 autres artistes. Depuis elle expose régulièrement ses travaux dans des expositions personnelles et collectives.

Suivez toute l’actualité de Sara Kahn sur son site internet.


