Depuis 2010, le duo d‘artistes Edouard Egea et Louis Boidron habille les murs des villes européennes à travers leurs fresques. Leur collaboration a rapidement pris la forme de Monkeybird après leur rencontre en école de design, à Bordeaux.

Les deux artistes ont commencé à collaborer en même temps que l’émergence du street-art. En souhaitant relier leurs idées à la matière, ils ont débuté dans la rue, de façon spontanée, avec du graffiti. Très vite, l’envie de se distinguer des autres artistes urbains s’est fait ressentir. Plutôt que d’adopter un « blaze », ils ont choisi de construire leur identité artistique autour d’éléments récurrents : des oiseaux et des singes. Peu à peu, un univers surnaturel s’est développé autour de ces deux figures, devenues centrales dans leur œuvre.

Des idées au support : la conception des Monkeybird
Avant d’aboutir à leurs grandes fresques urbaines, le travail d’Édouard Egéa et Louis Boidron passe par de nombreuses étapes en amont. L’atelier est un lieu central dans leur processus de création. Leur objectif étant d’inscrire leurs œuvres dans l’espace public, ils mènent un travail approfondi de recherche historique et culturelle avant chaque projet. En intégrant des références spécifiques à chaque ville (ville industrielle, ville culturelle…) ils permettent aux spectateurs et aux habitants de mieux s’immerger dans l’œuvre.

Le choix des matériaux (peinture, sculpture, graffiti…) joue également un rôle essentiel dans la conception. Pour retranscrire fidèlement leurs dessins à grande échelle, ils privilégient la technique du pochoir, qu’ils considèrent comme la plus précise. Après la réalisation du croquis, vient l’élaboration des pochoirs, qui sont ensuite appliqués, pièce par pièce, directement sur les murs de la ville ou du bâtiment choisi.
Une porte d’entrée vers un univers surnaturel
Encadrée par une fenêtre ou une porte, chaque œuvre devient une invitation à plonger un univers où réalité et imaginaire se croisent. Les Monkeybirds s’intègrent aux façades des bâtiments, tandis que les singes et les oiseaux prennent vie au cœur de la ville. En s’inspirant de l’ancien pour créer un art nouveau et contemporain, ils mêlent histoire culturelle, mythologies, gravure et noir et blanc pour donner forme à des fresques qui viennent habiller l’environnement urbain. Chaque détail est soigneusement pensé pour faire un lien entre le street art et l’architecture ancienne des villes, qu’il s’agisse de mairies, de vieux hôpitaux ou encore de musées…

Certaines miniatures de leurs fresques sont disponibles à la vente sur leur site :
https://monkeybirdcrew.bigcartel.com/.



