Montage d’un homme dans un paysage de montagne avec différentes versions de lui-même à des tailles variées.

« Figaro », le clip qui dérange autant qu’il fascine chez Tommy Cash

Image d'avatar de Matheo Le Roc'hMatheo Le Roc'h- Le 3 avril 2026

Avec « Figaro », Tommy Cash ne se contente pas de rejouer l’esthétique des débuts du web — il la démonte et la reconstruit à sa façon. L’image est contemporaine, maîtrisée, mais elle est criblée de défauts qui n’ont rien d’accidentel. Incrustations bancales, fonds verts mal détourés, éléments qui semblent posés là sans vraiment y être : rien de tout ça ne vient d’un manque de moyens. C’est voulu, calculé, intégré comme une partie entière du langage visuel.

Montage surréaliste d’un homme avec un parapluie rouge dans un paysage fleuri, avec des pétales flottant autour de lui.
Un romantisme sous acide : entre pluie imaginaire et fleurs trop parfaites, l’émotion déborde — ou déborde trop.

Ce qui change tout, c’est l’intention derrière. Les vidéos des années 95-2000 (coucou Michel ingénieur informaticien) étaient maladroites parce qu’elles n’avaient pas les outils pour faire mieux. Ici, c’est l’inverse : Tommy Cash a tous les outils, et il choisit quand même de faire semblant de ne pas savoir s’en servir.

Ce n’est pas du bricolage — c’est du bricolage joué par quelqu’un qui maîtrise parfaitement son sujet.

Ça crée quelque chose d’assez troublant à regarder. L’image a l’air propre, tenue, et en même temps quelque chose cloche en permanence. Un raccord qui ne passe pas, une profondeur qui sonne faux, un détail qui brise l’illusion au mauvais moment. Et comme ces “ratés” sont trop précis pour être vrais, on ne peut pas les ignorer. Ils attirent l’œil, ils perturbent, ils font douter.

On est loin d’une nostalgie décorative. Tommy Cash ne regarde pas le passé avec tendresse — il s’en sert comme d’une matière première. Il en prélève les codes, les défauts, les maladresses d’époque, pour les réinjecter dans quelque chose de parfaitement contemporain et parfaitement contrôlé.

Ce qui reste, c’est une image paradoxale : aboutie et sabotée en même temps. Une esthétique du faux raté, où chaque imperfection est un choix, et où le malaise qu’on ressent vient moins de ce qu’on voit que de la conscience que tout ça a été fabriqué exactement comme ça.

Image d’un homme souriant sur fond rose avec effets lumineux, dans une ambiance pop et glamour.
Clin d’œil, sourire, séduction en boucle : ici, le charme devient mécanique.

Regarder le clip Figaro

Tommy Cash - Figaro (Official Video)
Deux personnages face à face dans un paysage, avec un avion traçant un cœur dans le ciel.
Deux silhouettes, un ciel, et un cœur dessiné à l’avion : l’amour version grand spectacle.

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Matheo Le Roc'h
Article écrit par :
Etudiant en journalisme, en 3ème année, Mathéo est écrivain, passionné par l'écriture. Il aime par dessus tout la musique, la culture et l'art.

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